Amazon.com Widgets The Star Wars Trilogy | Star Wars The Force Awakens - VII Un Nouvel Empire

The Star Wars Trilogy

A Digital Star Wars Scrapbook.

11. November 2015 16:27
by jedi1
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Star Wars The Force Awakens - VII Un Nouvel Empire

11. November 2015 16:27 by jedi1 | 0 Comments

The Novemeber issue of the French movie magazine, Premiere, is stuffed full of Star Wars goodness, with over 20 pages of color photos and information about Episode VII The Force Awakens:

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EN COUVERTURE STAR WARS

Han, Leia et Chewy s'apprêtent à reprendre du service. Mais sans George Lucas à la barre. Â quoi ressemblera cet Épisode VII? Et que fait Luke Skywalker? Éléments de réponse ici et maintenant.

VII un nouvel empire

Star Wars 007, c'est ici, c'est maintenant, avec ple'in de ' gens qu’on ne connaît pas mais aussi Han Solo, R2-D2 et Luke Skywalker en personne. Malgré le retrait de George Lucas, une troisième génération s’apprête à succomber au pouvoir de la Force. Mais de quel côté la toute-puissante Walt Disney Company la fera-t-elle pencher7 Ce n’est pas encore très clair..

Tout le monde est content, et il faut prendre cette expression au pied de la lettre. Depuis le 16 avril, toutes les personnes du monde entier sont contentes. Le premier trailer du nouveau Star Wars a été adoré. Il faisait « vionngggggggg ! » comme un sabre laser, il faisait « ktchhhhhh... fwhooooooh... » comme la respiration de Vador, il faisait « psssiouuu ! pssssiouu ! » comme un X-Wing, et Luke S. nous parlait (lirepage 40). Il nous parlait d’une voix d’un autre âge, lesien, 1e nôtre, l’âge de La Guerre des étoiles. Six mois plus tard, te traiter « final » aenfoncé 1e clou. Voilà, tout 1e monde est fou de joie, Han Solo et Chewy sont à la maison, et J. J. Abrams peut être rassuré. Il s’est acquitté avec générosité de la première mission qui lui était confiée : faire plaisir. Caresser te fan dans te sens du poil, une occupation quelque peu onaniste pour lui te fan numéro 1 de la saga, 1e Tarantino des années Lucas/Spielberg, notre représentant.

Star Wars revient, trois ans après la vente de Lucasfilm à Disney. Première observation : ils ont été vite, très vite. Deuxième observation : ils ont l’air d ’avoir bien fait tes choses. Lucas avait vendu ses précieux « traitements » pour la nouvelle trilogie, écrits selon la légende au début des années 70, ou bien au début des années 80, ou alors à la fin des années 90, ou encore juste avant la cession de sa boîte. Les versions divergent. Il a donc « généreusement » fait don d’une trentaine de pages contre quatre milliards de dollars. Mais J. J. et Bob Iger, 1e chairman de Disney, ont considéré que ses idées n’étaient pas si terribles, et qu’on pouvait donc tes jeter à la poubelle puisqu’ils en avaient de meilleures, virant au passage Michael Amdt, te premier scénariste choisi. « Manifestement, ils ont trouvé qu’il y avait mieux à faire que de suivre mes ébauches d’histoires et je suis à fond derrière eux », a fait savoir George, beau joueur, avec sa dégaine de vieil Ewok grisonnant plein de sagesse. Avant d’ajouter (selon ses représentants) qu’il était « très excité à l’idée d’être pour la première fois de sa vie surpris par un Star Wars, quand il ira le découvrir en salles en décembre, comme tout 1e monde ». Il est libéré, George. Comme si en vendant Star Wars à Disney, il avait récupéré son âme en échange.

La Force est à eux

Ils sont les nouveaux piliers de la franchise et ont juré à la planète fans qu'on pouvait compter sur eux.

Bob Iger

Le monde a découvert le visage du PDG de Disney lors de la vente de Lucasfilm par George Lucasenoctobre2012. C'est Bob. tout sourire, qui tenait le stylo au nom de Mickey. Ils se connaissent depuis 1991 : Ig er b ossai t po ur la ch aîh e ABC etavaitdonné le feu vert à la série télé Les Aventures du jeune Indiana Jones, produite par George. Cette année. Bob Iger a validé deux parcs d'attractions Star Wars, dans deux Disneyland.

Kathleen Kennedy

La garante de l'esprit Lucasfilm était surtout j usqu a p résen t la p lu s fidèle collaboratrice de Steven Spielberg. Chargée de s'occuper du « cas John Belushi » sur le plateau de 1941, elle a gravi un à un les échelons de l'industrie, jusqu'à devenir la femme la plus puissante de Hollywood aujourd'hui.

J. Abrams

Lors de la convention Star Wars, en avril dernier, un joli court métrage à sa gloire a été projeté : onlevoitgaminjouer avec les figurines de la saga sous le soleil californien des années 70. Fidèle padawan de l'omniprésent Spielberg, J J. Abrams est le symbole même de la génération nourrie à Star Vfers. Celle qui va désormais prendre la relève, et les commandes.

La vieille garde

Trois vétérans de La trilogie garantissent Le raccord avec Le bon vieux temps : Le sound designer Ben Burtt (Le sabre Laser, Le souffLe de Vador, Chewbacca.J, Le compositeur John Williams (au bord de La retraite, mais fidèLe au poste, à 83 ans] mais aussi Lawrence Kasdan, auteur de La forme définitive du script de L'Empire contre-attaque. Un super coup pour rassurer Les fans.

Rick Carter

Production-designer officieL de SpieLberg depuis Jurassic Park, iL sera en charge de remettre à jour Le Look d es p remi ers Star Wars, ceux en « dur »et ceux « dé- spé ci ali sés », et de faire oubLier à jamais Les viennoiseries numériques et Les d écors en fon d vert de La préLogie. Unjob de faussaire, queLque part entre Le fan service et L'exercice de style.

George Lucas

Ah bah non mince, iLs L'ont remercié, Lui, Le Creative consultant. Que La force soit avec toi, George !

Photo: Poe Dameron (Oscar Isaac).

Pour le public, il y a plusieurs façons de prendre pareille nouvelle (l'éviction de Lucas, la prise de pouvoir par Disney, la mise sur orbite du metteur en scène fan J. J.), et chacune de ces réactions pourrait étie résumée par le titre d ’un des épisodes de la saga Essayez, c’est rigolo : la menace fantôme, l’attaque des clones, la revanche, le retour, ils marchent tous. Mais les plus adaptés restent au choix « un nouvel espoir » ou « l’empire contie-attaque », selon que l’on est optimiste (le retour de SW débarrassé de ce gougnafïer de Lucas ! Enfin !) ou plus circonspect (Horreur ! La corporation Disney s’approprie les héros de notre enfance ! ). Un nouvel empire, alors ? Oui, voilà qui ressemble à un comprom is acceptable pour décrire la situation.

PEOPLE VS GEORGE LUCAS

George Lucas out of the pictme(s), çan’a l’air de rien, ça aurait même presque l’air d’une bonne nouvelle, mais l’équilibre des forces - de la Force - pourrait s’en trouver ébranlé. En réalité, la terre entière a des raisons d’en vouloir mortellement à Lucas, un divorce consommé depuis les éditions spéciales trafiquées de 1997 ou depuis Jar Jar Binks (1999) pour le plus grand nombre ; depuis les Ewoks en 1983 pour les plus précoces, depuis le « noooo » de la poupée Vadoren2005 pour les plus résistants. De manière consciente ou inconsciente, tous les fans de la saga (en gros, le monde entier) entretiennent depuis Penfance avec le « créateur » un rapport amour/ haine fondé sur un conflit d’intérêts, génialement raconté il y a cinq ans dans le documentaire The Peopie vs George Lucas, d'Alexandre O. Philippe. En gros, les termes de la question sont les suivants : Star Wars appartient-il à Lucas ou à ses fans? À celui qui acréé cet univers ou à ceux qui ont choisi d’en faire l’acte de naissance d’une génération ? Autrement dit, Star Wars appartient-il à George Lucas ou appartient-il à tout le monde? C’est désormais The Walt Disney Company qui détient la réponse à cette question...

LE MEILLEUR DES MONDES

La stratégie qui a présidé au lancement de la nouvelle trilogie répond à la recherche d’équilibres très subtils. Lucasfîlm a été vendue avec à sa tête Kathleen Kennedy, censée incarner si ce n’est la fidélité aux intentions initiales de Lucas, du moins l’intégrité d’une saga à laquelle elle n’a pourtant jamais été associée auparavant, elle qui a fait l'essentiel de sa carrière auprès de Steven Spielberg. De son côté, on l’a dit, Abrams incarne la « voix du peuple », la promesse que, cette fois, les fans ne se sentiront pas trahis, puisque c’est l’un d’entre eux qui est aux commandes. Pour le reste, c’est la parole au marketing (teasers, trailers, teasers de trailers) et le silence radio : personne ne parle à la presse, si ce n ’est les jeunes acteurs soumis au secret le plus absolu (lire interview de John Boyega, page 37). Au-dessus de la mêlée, les cadres de Disney font profil bas, se contentant de gérer avec doigté, soin et respect le Star Wars uni-verse : les produits dérivés, les jeux, les spin-off, les suites. Ne pas se tromper, cependant : le job de Bob Iger n’est pas de produire de grands Star Wars mais de faire monter le cours des actions de la Walt Disney Company. Il se trouve simplement que, pour un temps au moins, les deux ne sont pas incompatibles et qu’ils sont même liés. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, ce monde où une seule et même compagnie cumule les propriétés des dessins animés les plus universels, de Pixar, de Marvel et de Star Wars, ce qui ressemble à une OPA généralisée sur P imaginaire enfantin, du moins dans sa traduction cinéma Pour l’instant, comme si les responsables du marketing s’en rendaient compte, le château de la Belle au bois donnant n’a pas été mis sur les trailers de VÉpisode VU. Mais le 16 décembre, il sera sans doute là, juste avant John Williams et le générique défilant, comme symbole d’un monopole qui menace à tout moment de faire pencher la balance du côté obscur.

DES NOMS QUI RASSURENT

Mais jusqu’à présent, personne n’a à se plaindre. Tout le monde est content. Le changement de cap dans le processus d’écriture s’est accompagné du rappel de Lawrence Kasdan, vieux complice de Lucas et coauteur des scénarios de L’Empire contre-attaque et du Retour du /edi, pas les plus pourris - les deux seuls films de la série que Mister George n’a pas réalisés jusqu’ici. Une troisième

génération s’apprête à se prendre les sound designs de Ben Burtt et lamusique de John W illiams dans les oreilles, des noms qui rassurent et font du bien, des noms auxquels on se raccroche en l’absence de l’homme sans lequel rien de tout celan’aurait été possible. Quelque chose nous dit que Le Réveil de la force va être fantastique, parce que chacun a intérêt à ce qu’il le soit et parce que le seul type qui pouvait s’autoriser à tout gâcher n’est plus dans le coup. Mais quelque chose nous dit aussi qu’il va nous manquer, le « créateur », ce « grand marchand de jouets » qui, comme son devancier Walt, rêvait d’indépendance, de succès et d’étoiles (lirepage 46) et qui s’y est retrouvé enfermé malgré lui pendant quatre longues décennies. Il est libre, George, et il regarde tout ça de loin. Si l’épisode VII est nul, il n’y sera pour rien, et on ne saura même pas sur qui balancer nos tomates pourries. Et si le film est formidable, il lui manquera toujours un petit quelque chose. Pas la légitimité, mais un socle, un repère, un papa Et c’est important, ça, un papa. Ce n’est pas Luke Skywalker qui nous contred ira

GUILLAUME BONNET

Photo: Les X-Wings en formation.

«C’est quoi le titre du film déjà? >>

En exclusivité pour Première, John Boyega, nouveau poster boy de Star Wars, essaie de répondre aux questions en s'efforçant de ne / surtout pas répondre aux questions. Le secret de la Force est entre de bonnes mains.

PREMIÈRE : Ton père est pasteur. Est-ce que cela a joué dans ta formation d'acteur?

JOHN BOYEGA : En fait oui, je crois. Je dis toujours que c’est un peu comme avoir Obi-Wan Kenobi pour papa. Tu sais, un père facile à vivre, doux, qui était très attaché à la dimension spirituelle de la vie... Son côté mentor, enseignant, m’accompagne tous les jours.

C’est amusant parce que tu as un faux air de Denzel Washington...

C’est ce que tout le monde dit. Et?

...etqueDenzelrépète souvent q u’ i l va prendre sa retraite et devenir pasteur. (Rire.) Tu sais qu’il y a une rumeur surle Net qui prétend que je suis le fils caché de Denzel Washington? Il faudrait lui demander de venir jouer dans les suites de Star Wars. Sérieusement, c’est un de mes comédiens préférés, mais dans ma façon d’aborder ce métier, les acteurs ne sont pas des rôle models. Les personnages, oui.

Justement, tu as déclaré dans une interview que l’histoire du Réveil de la Force faisait écho à celle du premier film de 1977. Surtout l’arc de Luke Skywalker et de Han Solo. Tu peux préciser?

C’est principalement une question de ton et de rythme du film, mais aussi de la manière dont les personnages parlent. Les dialogues sont vraiment très marrants, très énergiques, très dramatiques - dans le sens où ils font avancer l’intrigue... Ce qui est carrément dans le même esprit que l’original.

Tu joues donc te nouveau HanSolo du Réveil delà Force?

C’est ce quelesrumeurs disent. Je ne sais pas. Après le tournage ils ont utilisé le gadget de Men in Black pour effacer les souvenirs de toute l’équipe. C’est quoi le titre du film déjà?

On va parler du blouson de ton personnage, alors. Il est vraiment cool. De grands héros de cinéma ont des blousons cool. Mad Max, Ryan Gosling dans Drive...

Le mien est un vrai miracle de design. Il est hyperstylé, mais il est en même temps hypersimple. J’espère qu’il va devenir le symbole fa ski on de la nouvelle génération Star Wars. Mais ce blouson joue aussi un rôle très important dans

1 ’histoire.

Comment ça?

(Silence.) Ce blouson a des secrets. Dans la bande-annonce, on voit Poe Dameron (Oscar Isaac) le porter lui aussi...

Alors il est à qui ? À toi ou à Oscar ?

Je ne peux pas te le dire. Seigneur ! Ça pourrait dévoiler toute l’intrigue du film !

À en juger par Les trailers, le film a l’air assez sombre.

D y a des scènes assez intenses, c’est sûr. Mais il est aussi fun, joyeux et inspirant que les précédents. Les films originaux (la première trilogie) ont vraiment servi de modèle pour arriver à équilibrer l’humour, l’action et le drame.

Et donc, tu manies le sabre laser...

Sur le sabre laser, voilà ce que je peux te dire : il est bleu, tu peux faire des moulinets, apparemment tu peux découper les gens comme du beurre avec... Et il fait un bruit hyper badass.

Tu sais que, selon ta légende, Samuel L. Jackson a eu le droit de choisir la couleur de son sabre laser ? It voulait une teinte inédite... Il a donc pris le violet. Toi aussi, tu as eu le droit de choisir?

"On te livrait tes pages du scénario, tu devais les apprendre et le livreur attendait dans ta loge que tu aies fini pour les récupérer...”

Sérieux? La chance ! J.J. Abrams a décidé pour moi. Bleu, tout bêtement. Tti m’aurais demandé, je l’aurais pris noir. Un sabre laser noir avec une consistance genre fumée... Je ne sais pas comment ils peuvent faire ça visuellement, mais je suis sûr que ça pourrait dépoter.

As-tu déjà signé pour les Épisodes VIII et /X?

Pour l’instant, je me concentre sur la promo de l'Épisode VU et ma tête est déjà dans le film de SF, The Circle, que je m’apprête à tourner avec Emma Watson et Tom Hanks. Après, qui sait?

On a entendu parler de ton personnage de Star Wars pour la première fois en septembre avec le jouet Finn, qui s’exprime avec l’accent américain...

En fait, j’ai passé l’audition avec l’accent anglais et avec l’accent américain -l’accent standard de Tatooine, commeje l’appelle. Et c’était marrant parce que je me sentais plus à l’aise avec l’accent américain qu’avec mon accent d’origine.

Que devais-tu faire pendant ton audition?

Avant d’y aller, je me suis passé en boucle les essais de Harrison Ford et de Mark Hamill pour La Guerre des étoiles. C’était très intéressant de voir naître leur future relation. Cela m’a donné une base solide. Ensuite, pour l’audition, je devais parler avec Daisy Ridley. C’était assez simple. Dans le film, on court beaucoup ensemble. Il y a plein de scènes de course. Je n’arrête pas de cavaler...

Il faut parler du secret qui a entouré le tournage. Comment ça se passait à ton niveau?

Parfois tu devais rendre le scénario à la fin de la journée. Et, d’autres fois, on te livrait tes pages, tu devais les apprendre et le livreur attendait devant ta loge que tu aies fini pour les récupérer... Mais on savait où on allait. À la fin du tournage, J.J. a demandé à ce qu’un trailer de trois minutes soit monté et projeté juste pour l’équipe. La vache ! Cela nous a bluffés. Et ça nous a soudés à jamais.

Il paraît que tu as pleuré en lisant le scénario.

Oh, oui, absolument. Bon, ce n’était pas des larmes version grandes eaux mais plutôt les yeux humides du début jusqu’à la fin. Et ne t’inquiète pas, ce n’était pas parce qu’il était bidon. Le scénario est génial. Voir le nom de son personnage cité tellement souvent dans un film appelé à devenir légendaire, c’est surtout ça qui m’a ému. (Rire.)

Tu as plutôt bien réagi aux attaques racistes en écrivant « faites-vous une raison » à ceux qui disaient qu’un stormtrooperne pouvait pas être Noir. Mais qu'as-tu vraiment ressenti ?

Pas de colère, pas de tristesse. J’ai surtout apprécié le fait que plein de fans me soutiennent. Tu te raccroches aux réactions positives et tu réfléchis à la meilleure façon de répondre aux gens haineux. Le mieux était de leur faire comprendre qu’ils allaient quand même apprécier le film.

Ça me fait penser aux réactions sur l’hypothèse Idris Elba en James Bond.

Oui, j ’ai vu sa réponse, à mourir de rire. H serait fantastique en 007. Il tuerait le rôle. Mais que te dire? Le monde change, on ne peut pas aller contre. Je compte faire une vente de charité pour réhabiliter les Ewoks, Charity for Ewoks. Pour qu’ils soient présents dans un prochain Star Wars.

Comment se sont passées tes séances d'entraînement au sabre laser ?

En fait, sur le plateau, je maniais une épée lumineuse -je passais mon temps à jouer avec, à dégainer, Daisy me regardait l’air consterné. Sinon,j’ai surtout effectué des mouvements de défense.

Tu as gardé propre ton sabre après le tournage?

J’aurais préféré piquer celui d’Adam, le rouge en forme de croix.

Tu affrontes Kylo Ren en combat?

On joue des scènes ensemble. Tu as vu les teasers : il est dans une forêt enneigée, je suis moi aussi dans une forêt enneigée... On ne sait jamais. Il y a des scènes... avec des gens.

Tu peux nous dire si Kylo Ren est le nouveau Dark Vador?

C’est un bad guy très massif. Comme Vador. Mais les méchants sont très variés. On a Phasma, Snoke interprété par Andy Serkis. Usjouent chacun un rôle important.

Comment as-tu découvert Star Wars? En VHS. J’avais 8 ans quand La Menace fantôme est sorti, mais je ne l’ai pas vu en salles. En fait, je n’ai vu aucun Star Wars sur grand écran. Je ne suis même pas allé à Secret Cinéma (un happening à Londres où l'on projette un film culte dans un décor spécial : cette année, c'était “.L’Empire contre-attaque”). En fait, je me réserve pour Le Réveil de la Force. Le premier Star Wars que je vais voir au cinéma, je joue dedans!

Pour finir, quelle est la scène la plus dingue de Star Wars VW ?

La scène la plus dingue? Tu crois vraiment que je vais te la raconter?

INTERVIEW SYLVESTRE PICARD

Photo: Le Faucon Millenium dans le nouveau millénaire

Maître Luke

On avait presque oublié que le héros de La Guerre des étoiles, c'est lui. Après trente ans passés dans le grenier de la pop culture (dans les oubliettes pour Mark Hamill], Luke Skywalker est de retour pour réaffirmer son héritage et sa grande beauté romanesque.

La boucle est bouclée. On avait commencé sur Tatooine, les deux pieds dans le sable, à contempler un doublecoucher de soleil mélancolique. Le jeune fermia en kimono essayait deregarder au-delà; il se languissait d'espace et d’aventures... Et nous voici, trente-huit ans plus tard, à scotcher sur les allers et values du mêmeSkywalker. Le Jedi supremo, l’homme qui marchait dans leciel. Où est Luke? À quoi ressonble-t-il aujourd’hui ? Etpourquoi n’est-il pas sur 1 ’affiche ? Partout sur la planète, des adultes responsables prennent sur leur temps de travail pour éplucher le dernier matériel promo du Réveil de lâ Force, à la recherche d’indices. L’absence marketing de Luke dans la toute dernière ligne droite est forcément la clef des enjeux du film. Les théories fusent, cotaines un peu moins folles que les autres : Luke abandonne la Force, Luke passe du côté obscur, Luke vit en ermite déguisé en Ewok... Il sembleraitqueLucasfilm ait réussi soncoup.

Replacer Luke au cœur de ladiscussion n’a pas dû demanda un effort d’imagination gigantesque à J.J. Abrams et Lawrence Kasdan. Il suffitdemettre Star Warsàplatpour serendre oomptequ’iln’yaqu’un seulhérosdansœtte histoire de succession ying/yang : le gamin à la coupe de douille qui embrasse sa sœur et «tue » soi pèra Le feimia avec un Œdipe gros comme Alderan. Les traite dernières années, pourtant, ont essayé de nous convaincre du contraire. Longtemps, Star Wars a moins été une série de films qu’un patrimoine àentrete-nir, un univers à catégorisa, et toutes les rai-sonsde regarder ailleurs sent devenues bonnes à explorer. Han Solo était plus cool, il avait un pistolaser, donc Han était le héros. Boba Fett avait une fùsée dorsale et ne parlait pas; c’était lui, le héros. Mais Anakin Skywalker a quand même eu trois films dont il est le héros, donc c’est lui le... (Et puis quoi encore?). Star Wars, c’était le design des X-Wings, la « monstrueuse » diversité des figurants, les bruits « bip-bop » créés par Ben Burtt, la fanfare symphonique de John Williams... Tout, sauf Luke Skywalker. Le moment où Abrams et ses troupes ont dévoilé le second traiter du Réveil de la Force estcélm où le monde entier a commencé à s’impliquer. Bien, l’apparition de Solo et Chewie à la fin. Sympa Mais les frissons dans le dos, les effluves clas-sics, c’est la voix off de Luke qui les envoie. Familière, onctueuse, comme dans un rêve. « The Force is strong in my family. » Voilà, ça, c’est Star Wars (les bruits « bip-bop » et la fanfare aident pas mal). Le pouvoird’évo-cation, la force du storytelling... Tout est là

YOU HAVE THAT POWER T00

En 2015, Mark Hamill devient parun étrange effet boomerang le secret le mieux gardé de la planète cinéma Un privilège qui doit lui sembla inouï. Etunebelle revanchepourcecomé-dien de sous-culture qui, malgré l’anonymat des années post -Retour du Jedi, n’a jamais cessé de travailler. Jusqu’às’imposer comme l’un des « acteurs de voix » les plus côtés du métier (son Joker dans les longs métrages animés DC et lasériedejeux Arfcftamestauthenti-quement renversant). Cette voix, cette capæ ité à incarner un personnage ou une idée par des harmonies, est son outil premier. En 1977, à l’âge de 26 ans, ilavait la gueule de l’emploi, une bouille de jeune acteur d’opérette, le parfait Prince Valiant (de l’espace). On ne saitpas encore dequoi ilaural’airà64ans (la balance penche pour vieil ermite encapuché à la Obi-Wan) mais son timbre de voix si nasillard, si romantique,conjureaussitôt l’exubérance juvénile du fermier de Tatooine. On reconnaît dans le court extrait entendu le conteur né qui dialoguait seul dans l’espace avec R2-D2. Leur relation est l’une des plus spécialesde la saga Une succession de « bips-bops » interrogatifs et de pensées rêveusesàmoitiéébauchées. Le Jediet son droïde sontde nouveau réunisdans Le Réveil de/airorce(R2commeuniquecom-pagnonàrautreboutdelagalaxie?);l’échode leurs longues conversations décousues a parcouru l’univers et nous arrive enfin. Skywalkan’estplus le rêveur idéaliste de l’histoire, ce rôle revient àRey (Daisy Ridley), pilleuse d’épaves sur laplanète Jakku. Il semble admis àce stade qu’elle est la fille de Leiaet de Han Solo, la nièce de Luke, Jedi en puissance («Youhave Üiatpower too »), connectée d ’une manière ou d ’une autre au destin de son oncle. Unpassage de flambeau on ne peut plus littéral : les héros d’hier font les légendes d’aujourd’hui. Finalement, après desdécennies de silence radio, le nom de Luke Skywalker a pris dans la galaxie Star Wars la signification bibliquequ’iladans le monde réel. Intuition : son rôle dans VÉpisode VII se bornera à un guest fantôme (une apparition finale ?), avant de s’étoffer dans les épisodes subséquents. Promettre, teaser, faire durer. C’est l’essence du cinémablockbusterd’aujourd’hui, particu-lièrementcehii de J.J. Abrams. C’est l’essence de Star Wars. Welcome back, Màître Luke.

Une galaxie plus si lointaine

Josh Trank est la première victime officielle du Nouvel Empire. D’après les rumeurs, il aurait été évincé du poste de réalisateur sur le spin-off de Boba Fett après avoir connu certaines difficultés relationnelles sur le tournage des 4 Fantastiques. Comprenez bien : il n’a même pas touché à Star Wars, ou alors à un stade préparatoire, mais il en subit quand même le préjudice. Le simple fait d’y avoir été associé a suffi à créer sur Internet le mythe de l’auteur casse-bonbons inexpérimenté, de l’élément indésirable que Lucasfilm préfère mettre à distance pour protéger ses intérêts -même si rien de tout cela n’est fondé (Trank prétend que l’expérience Fantastiques l’a vidé). On ne saura jamais la vérité. Une chose est sûre : ça n’empêche pas la machine Star Wars de tourner. Kennedy et ses hommes ont des films à faire, et des échéances àhonorer. Cinq long métrages sont actuellement àdifférents stades d’avancement chez Lucasfilm, plus deux dans les starting-blocks (dont le fameux Boba Fett). Soit un Star Warsparan jusqu’en 2022, parce qu’on l’a bien cherché. Rian Johnson et Colin Trevorrow succèdent à Abrams sur les épisodes Vm et IX, tandis que Gareth

Edwards sera le premier à tester, dès l’année prochaine, la nouvelle collection « hors format » (dite Star Wars Anthology) avec Rogue One, 1 ’h istoire d ’ une poignée de misüts de larébellion (dont Ben Mendelsohn et Donnie Yen) en mission pour voler les plans de l’Étoile Noire. Chris Lord et Phil Miller (21 lump Street. Lego Movie) héritent quant à eux du film solo sur, euh, Han Solo, dont on nous promet qu ’il révélera « la face cachée de l'irrésistible brigand que Luke et Obi-Wan rencontreront sur Tatooine » (Star Wars, pour l’instant, est une galaxie de communiqués de presse)...

TOUT EST PERMIS

Tous ces jeunes réalisateurs relativement verts dans le cinéma de blockbuster ont environ deux ans et demi pour finir le job, ce qui correspond au temps alloué à Abrams sur VÉpisode VII. Lord raconte que lorsqu’il ademandé àKennedy dedécaler la sortie de Han Solo de maiàdécembre 2018,celle-ci est partiedansun ravissant fou rire : « Aucune chance ! a-t-elle répondu. Mais la Force est avec toi ! » À ce jour, le remplaçant de Josh Trank sur Boba Fett n’a pas été annoncé.

Cela va donc arriver plus vite qu’on ne croit. Et ça va faire drôle, sinon mal. En dormant accès aux recoins jusque-là inaccessibles de sa galaxie, Star Wars brise les ponts avec la famille Skywalker et cesse de n’être qu’une histoire de princesses et de chevaliers (un conte de fées dans l’espace) pour devenir une multitude d’autres choses. Un film de casse (Rogue One), une comédie d’action (Han Solo), un western (Boba Fett)? Tout est permis. La saga n’a pas attendu le cinémapour se donner des airs d’Univers. Le phénomène acours depuis plus de trente ans dans les marges de la pop culture, à coups de BD, de romans, de jeux vidéo et de dessins animés par millions. Un ensemble narratif aujourd’hu i considéré « hors canon ». À quelques exceptions près (les romans de Timothy Zahn, les car-toons The Clone Wars, de Tartakovsky), ces tentatives d’augmentation n’ont jamais très bien fonctionné. Le talent de leurs auteurs n’est pas nécessairement en cause, plutôt la nature de la bête. La grandeur de Star Wars réside dans l’insignifiance absolue de ces petitsdétailsquidéclenchent l’imaginaire. Parce que la vueest limitée, 1 ’esprit aide à reconstruire un monde plus vaste. Combien ont fantasmé (ou suis-je le seul ?) sur cette réplique lâchée par Han Solo au détour d’un dialogue de L ’Empire contre-attaque à propos d ’un « chasseur de primes déjà croisé sur Ord Mandell » ? Quel chasseur de primes ? Quand ? Et que s’était-il passé sur Ord Mandell ? On ne l’apprit que des années plus tard, dans un triste livre audio intitulé Mission sur Ord Mandell (ce fat un mercredi pluvieux). Chaque ligne de dialogue de la trilogie originale, chaque élément de décor, chaque vaisseau au fond du hangar, chaque monstre caché dans l’orchestre, porte en lui les germes d’une histoire et d’une franchise potentielles. Lorsque vous commencez à remplir la galaxie, celle-ci a tendance à rétrécir. Un problème dont George Lucas lui -même fit l’expérience sur la prélogie. Mais c’est aussi la nature de la bête que d’ouvrir des perspectives, de promettre des visions, du design, et de donner à imaginer plus, toujours plus. Quelque part, l’offire foisonnante de films à venir inspire « un mauvais pressentiment », mais on se fera, bien sûr, un devoir de l’examiner en détail. Le fan de Star Wars n’a jamais su faire la différence entre ce qu’il désire (tout, tout de suite !) et ce qui est bon pour lui. B.R.

Stars Walt

En 2012, le rachat de la compagnie de George Lucas par la corporation fondée par Walt Disney a été l’aboutissement logique de deux trajectoires humaines, artistiques et industrielles étrangement similaires.

Les mômes adorent la prélogie Star Wars. Us aiment Jar Jar B inks, la blanche Padmé, le sombre Ânakin, Maître Yodaqui se bat en faisant des pirouettes, Nick Fury muni d ’un sabre laser, les bisous bucoliques dans les prés numériques et les conversations dans le Sénat intergalactique (avec E.T. en camêo, ça les fait rire). C ’est indiscutable : George Lucas sait parler aux gosses. Walt Disney le faisait très bien aussi. Lui aimait dire qu’il faisait des films « non pas pour les enfants, mais pour la part d’enfance qui sommeille en chaque adulte ». Comme George, Walt était un sacré bonimenteur, un marketeur pépère qui savait dissimuler son génie du merchandising derrière un grand credo artistique. Ces deux-là sont parvenusmieux que quiconque à ne jamais s’aliéner leur public prépubère, même au moment où leur propre pilosité se mettait à grisonner sévère - contrairement au wonder-boy Spielberg, à la fois héritier de l’un et cousin de l’autre, et qui enquilledésormais, au crépuscule de sa carrière, les films pour adultes. Le cinéma de Walt Disney a refusé de grandir en même temps que ses fans, celui de George Lucas aussi. On a toujours pardonné à l’un, jamais à l’autre, parce qu’il y aeu ce moment où l’imaginaire enfantin est devenu un lieu sacré et plus seulement un terrain de jeu. Certains ont appelé ça la «culturegeek », d’autres le passage àl’âge adulte de l’entertainment, et l’Oncle Walt a sans doute bien fait de tirer sa révérence avant son éclosion. Il aurait vraiment eu du mal à imaginer une suite à Blanche-Neige.

Il y aun paquet de points de jonction dans la vie des deux hommes. On peut les énumérer. Ils ontété élevés chacun dans lafoi chrétienne et la tradition provinciale par des papas brutaux et toxiques, qu’ils détestaient cordialement. Ils ont connu une trajectoire qui a dévié, après un accident à l’adolescence (pied broyé pour Walt, crash en bagnole pour George) les tenant l’un et l’autre alités pendant de longues semaines et les obligeantàseplongerdans la lecture pour en ressortir transfigurés - et persuadés que leur destin ne se résumerait plus à reprendre la petite affaire familiale. Deux épiphanies sur un lit d’hôpital.

Et puis après ça, les années d’apprentissage, de galère, d’humiliations quotidiennes connues au cœur de l’industrie, et enfin une vision qui changera tout : Mickey d’un côté,

Star Wars de l’autre. Leurs biographes, divers et nombreux, ont beau nous raconter que ces créations étaient aussi, voire surtout, celles de leurs âmes damnées (Ub Iwerks dans un cas, Gary Kurtz dans l’autre), l’histoire, elle, s’encontrefout; elle archive. Et compte les billets.

Ce que Lucas et Disney ont réussi à fonder ensuite, c’est un empire, ou tout du moins un studio. Un rêve un peu hypertrophié pour ces deux grands nerds, mais surtout un espace où leur créativité pourrait s’exprimer librement, indexée àun cahier des charges, peut être, mais doit ils auraient défini eux-mêmes les contours. Sans devoir rendre de comptes àquiquecesoit. Plusjamais. Étrangement, c’est pile à ce moment-là que les deux ont lâché leur poste de réalisateur, de bête créative, pour devenir les superviseurs de leur propre héritage : les doux poètes qui luttaient contre l’ordre établi et les diktats se transformaient en producteurs, et surtout en trademark. Des gestionnaires. Des patrons d’industrie. Une obsession de jeunesse restait néanmoins intacte : pousser la technologie dans ses derniers retranchements pour chaque film. Il ne leur restait plus que ça de leurs rêves de mômes.

DEUX DÉMIURGES

De Charlie Chaplin avec United Artists, à Steven Spielberg via DreamWorks, en pas-santpar Francis Ford Coppolaet sonZoetiope, un paquet de réalisateurs hollywoodiens ont cherché à préserver leur intégrité artistique en imaginant et en montant une structure qu i ' leur garantirait une totale indépendance. Les ( seuls à ne pas avoir connu ladéfaite se nomment Walt Disney et George Lucas. Que 1 ’un , ait fini, post mortem, à avaler l’autre, postretraite, semble tomber sous le sens de l’histoire. Cette union raconte surtout les parcours symétriques de deux démiurges, obsédés l’un et l’autre par la confrontation entre le bien et le mal, et qui ont fini par devenir l’exact opposé de leurs aspirations (Walt Disney broyant ses animateurs à la mouli-nette; George Lucas devenant, comme son papa honni, un simple marchand de jouets). Il y a indéniablement un terreau mythologique à l’intérieur de ces trajectoires-là, un mouvement semblable à celui dont se nourrissaient Disney et Lucas dans leurs œuvres. Un univers peuplé de symboles psy, de preux chevaliers travaillés par les forces obscures, de liens familiaux retors, et de catharsis qui ne se produiront jamais. Cela pourrait donner un superfilm. Sûr que les mômes adoreraient ça.

FRANÇOIS 0 RELET

[Source: PREMIÈRE No. 465 NOVEMBRE 2015. P. 1, 8-9, 30-48, 112, 124. www.premiere.fr. PHOTOS DE COUVERTURES © LUCASFILM 2015]

 
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